24 juin 1981

Le vice-président Bush expose au cours d’un entretien l’inquiétude des Etats-Unis concernant l’entrée des communistes au gouvernement.


Mitterrand et l’Allemagne : la véritable histoire


par Hubert Védrine,Jean-Louis Bianco

Une exposition à Château-Chinon


par François Martin

Le gouvernement de la gauche face aux difficultés économiques


par Vincent DUCHAUSSOY,Floriane GALEAZZI

10 mai 1981 : retours sur une victoire


par Hubert Védrine,Pierre Mauroy,Gérard Grunberg,Jérôme Jaffré,François Miquet-Marty

10 mai 1982 : an 1 de la gauche


par Christophe Rosé

Site internet du Centenaire


par Christophe Rosé

François Mitterrand et l’audiovisuel extérieur de la France


par Michèle Jacobs-Hermès,Patrick Imhaus,Jérôme Clément

Pierre Mauroy et François Mitterrand, une longue histoire, 1965-2013


par Pierre-Emmanuel Guigo,Michel Delebarre,Anne-Laure Ollivier,Daniel Vaillant,Rémi Lefebvre,Alain Bergounioux,Ismail Ferhat,Pierre Mathiot,Gilles Finchelstein,Bernard Roman,Patrick Kanner,Georges Saunier,Louis Mermaz,Henri Nallet,Hubert Védrine

Décès d’Helmut Kohl


par Jean-Louis Bianco,Hubert Védrine

Décès de Pierre Bergé


par Christophe Rosé

IMA : 30 ans d’histoire


par Christophe Rosé

François Mitterrand, l’europeo


par Giovanni Roggia,Jean Musitelli

Cronologia dell’€uro


par Giovanni Roggia,Georges Saunier

François Mitterrand, el europeo


par Christophe Bieber,Jean Musitelli

La Europa de Mitterrand


par Christophe Bieber,Hubert Védrine

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, sur l’adhésion des Pays Baltes à la CSCE et les relations entre la France et les Pays Baltes.


Paris, le 6 décembre 1991.

Archives | par François Mitterrand le 2 juillet 2020

Messieurs les Présidents,
– Pour commencer je dirai ce mot singulier : enfin !
– Enfin pour vos peuples, enfin pour vos Etats, enfin pour votre liberté, enfin our votre souveraineté, enfin pour votre entrée dans le concert international, enfin pour l’Europe ! Comment ne pas se réjouir d’un pareil événement ?
– En octobre, vous avez procédé à la signature de l’acte final qui en 1975 avait lancé le processus d’Helsinki. Alors que se formait ce projet, il y a déjà vingt ans, certains Etats avaient, je le suppose, pour arrière pensée, que le cadre de la CSCE permettrait de maintenir la coupure de l’Europe en deux blocs. Eh bien c’est le contraire qui s’est produit. Avec la Charte de Paris, lors de la réunion de tous les pays d’Europe, nous avons consacré la fin d’une époque, la fin de l’Europe dite de Yalta, la fin de la séparation de notre continent en deux blocs économiques, sociaux, et politiques, deux façons de considérer l’existence de nos sociétés et les droits de l’individu.
– Votre retour de plein droit sur la scène internationale offre la meilleure illustration de cette Europe-là dont nous entendons favoriser l’avènement.
– La prochaine réunion d’Helsinki devrait maintenant permettre un développement institutionnel, équilibré au sein d’une Conférence pour la sécurité et la Coopération en Europe désormais en mesure de jouer son rôle comme il se doit. J’ai eu l’occasion déjà de saluer le rôle rempli par la CSCE, rôle auquel nous avons beaucoup travaillé pour la mise en oeuvre d’une sorte de pédagogie de la liberté et de la paix. Après avoir connu la stabilité sans la liberté en Europe, nous devons maintenant assurer la liberté dans la stabilité.
– Nul doute, en ce sens, que vos trois pays apporteront une précieuse contribution en offrant notamment l’exemple réussi d’institutions démocratiques dans le respect des garanties pour les minorités nationales, problème qui se pose désormais sur la quasi totalité de notre continent.
– Aussi nous souhaitons que dès la tenue d’élections législatives, vos pays nous rejoignent au sein du Conseil de l’Europe.
– J’ai eu l’occasion de souligner récemment que celui-ci pourrait devenir l’un des creusets, l’institution, où pourrait s’élaborer davantage encore la confédération européenne. Projet sans doute à préciser mais - si nécessaire quand on voit l’état de notre continent - pour que ne se crééent pas des zones si différentes que notre continent perde une fois de plus l’occasion de se retrouver tout entier ! Cela suppose une égale dignité pour tous. Enfin, la Communauté européenne pour son compte a déjà engagé avec vous la négociation d’accords de coopération.
Nous pouvons faire bien d’autres choses ensemble. Je tiens à le confirmer à l’occasion de la signature de la Charte de Paris à laquelle vous venez de procéder. Cela c’est une étroite association, celle de l’Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie et de la France. Je tiens à répéter devant vous, messieurs les Présidents, ce que vous savez déjà : mon pays s’est honoré depuis les tragiques périodes qui ont vu l’effrondrement des libertés en Europe au cours de notre génération, puisqu’il n’a jamais reconnu, pas même dans le domaine des relations diplomatiques, le fait accompli ni la domination de la force. C’est dire à quel point je me réjouis ce matin de votre présence à vous trois parmis nous.
– Vous devez ressentir plus que quiconque l’importance de ce moment. Tant d’espérances ont habité votre coeur ! Et maintenant vous voici responsables de pays libres qu’il est nécessaire de préparer aux responsabilités de demain. Ces responsabilités, je souhaite et ce sera mon dernier voeu, que nous les assumions en commun. Bonne chance à vos pays et à vos peuples !.


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