15 septembre 1978

Bernard Pivot reçoit François Mitterrand sur le plateau d’Apostrophes, le 15 septembre 1978 à l’occasion de la parution de "L’Abeille et l’Architecte".

Une génération s’en va, une autre vient


Editorial | par Jean Kahn le 1er juillet 2002

La Lettre de l'Institut François Mitterrand, que nous vous présentons aujourd'hui, est destinée à prendre la relève du Bulletin dont l'Institut avait confié la responsabilité à l'Association des amis de l'I.F.M. et qui a cessé de paraître. Ce changement se fera dans la continuité (les abonnés au Bulletin sont désormais abonnés à la Lettre) ; il répond aux vœux de l'Association, qui aspire à une plus grande autonomie, mais aussi, et peut-être surtout, il doit permettre à l'Institut d'avoir l'entière disposition d'un organe nécessaire à son rayonnement.

Après six ans d'une existence qui n'a pas été inutile, loin s'en faut, soit qu'on en juge par la qualité des manifestations auxquelles nous avons pris part ou que nous avons organisées, soit qu'on pense aux nombreux communiqués, aux interventions, mises au point, etc. rendus nécessaires par la persistance d'un vieux fonds de calomnies auquel il se trouve toujours quelque sot pour puiser, le moment est venu, pour l'Institut, de se tourner vers l'avenir : c'est dans cette perspective que s'est placé le conseil d'administration en préparant une révision des statuts de la Fondation qui permettra d'élargir le champ de nos activités et, corrélativement, de resserrer et de rajeunir le cercle des responsables.

Elargir le champ de nos activités statutaires, non pas, certes, pour disperser nos efforts, mais parce qu'il nous est apparu que des institutions comparables à la nôtre, les fondations étrangères, par exemple, mais aussi , en France, l'Institut Charles de Gaulle, la Fondation Jean Jaurès, etc. ne se trouvaient pas plus mal d'être moins contraintes dans le choix de leurs interventions.

Resserrer et rajeunir le conseil d'administration, dont l'effectif sera ramené aux normes généralement admises et qui devra se séparer de ses éléments les plus anciens : quel que soit l'enseignement que nous livrent le vieillard et les trois jeunes hommes de la fable, c'est encore la meilleure manière de se préparer à des travaux de longue haleine, comme la réédition des œuvres de François Mitterrand, et de développer les études mitterrandiennes, qu'il n'y a aucune raison de réserver aux contemporains du Président. Il s'agit, en somme, pour tirer le meilleur parti des espaces ouverts par l'assouplissement de nos contraintes statutaires, de substituer une équipe vigoureuse au synode vieillissant qui régit encore l'Institut.

La modification des statuts devrait, sauf incident, entrer en vigueur au cours de l'été ; nous avons pensé bien faire en reprenant dès à présent la rédaction et la diffusion d'un périodique que nous transmettrons en état de marche à nos successeurs.

Il restait à trouver, pour ce n°1, un thème qui, dans le contexte d'une refondation politique qui ne se fera pas sans quelques pleurs et grincements de dents, nous mette à l'abri des procès d'intention qu'on ne nous a pas épargnés dans le passé : nous avons choisi d'évoquer la figure de François Mitterrand parlementaire, qui fera l'objet d'un colloque prévu pour la rentrée et qui ne devrait chagriner personne.

Cet article est le premier article de la Lettre de l’Institut François Mitterrand, publié en juillet 2002.


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