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La Lettre n° 10

Décembre 2004. Dossier "Italie"

Éditorial Editorial – Éditorial.
Par Hubert Védrine,  le 1er décembre 2004. « Un soir de février 1982 à la Villa Madama à Rome, lors de sa première visite officielle en Italie, François Mitterrand n’en finissait pas de conclure son toast. Il était tard, mais il était si visiblement heureux d’être à Rome qu’il prolongeait sans cesse ce moment de retrouvailles, de ferveur et d’effusion. On le sentait gourmand d’Italie, il y respirait, avidement un parfum d’évasion, de liberté, de plaisirs. Nous avons eu envie d’évoquer cette histoire là, ce que cette Italie choisie et réinventée avait (...).» Lire la suite

La France a-t-elle encore besoin d’élus ? Point de vue – La France a-t-elle encore besoin d’élus ?.
Par Philippe Foussier,  le 3 décembre 2004. « L’Institut François Mitterrand organisait un colloque les 14 et 15 octobre derniers au Sénat avec pour point de départ une question un peu provocatrice : « La France a-t-elle encore besoin d’élus ? ». Elus, historiens, sociologues, journalistes et professionnels de la justice ont échangé leurs points de vue à partir de différents axes de réflexion organisés par tables rondes. Introduisant la table ronde consacrée à la justice, Robert Badinter observe que loin de s’en tenir à une approche purement (...).» Lire la suite

Le rénovateur des relations franco-italiennes Témoignage – Le rénovateur des relations franco-italiennes.
Par Jean Musitelli,  le 4 décembre 2004. « François Mitterrand a-t-il nourri le dessein de bâtir une véritable politique italienne de la France ? Il ne manque pas d’indices qui accréditent une telle hypothèse. Il s’est, en tout cas, distingué sur ce point de ses prédécesseurs qu’une telle préoccupation n’a jamais effleurés. Lorsqu’il prend ses fonctions de Président de la République, les relations franco-italiennes sont franchement calamiteuses. L’Italie souffre du peu de considération dont la gratifie la France depuis le début de la Ve République (...).» Lire la suite

On appréciait sa franchise Témoignage – On appréciait sa franchise.
Par Giulio Andreotti,  le 7 décembre 2004. « Figure historique de la démocratie chrétienne, actif sur le devant de la scène politique pendant un demi-siècle, Giulio Andreotti a été, avec Bettino Craxi, le principal interlocuteur italien de François Mitterrand, d’abord comme ministre des affaires étrangères de 1983 à 1989, puis comme président du conseil de 1989 à 1992. L’idée que le président Mitterrand pût accomplir un second septennat ne déplaisait pas à beaucoup de Français (à l’exception de quelques candidats à la succession, comme Michel Rocard) (...).» Lire la suite

La lettre d’adieu de Bettino Craxi Témoignage – La lettre d’adieu de Bettino Craxi.
Par Bettino Craxi,  le 10 décembre 2004. « François Mitterrand a connu Bettino Craxi à la fin des années 70 au moment où celui-ci, élu en 1976 secrétaire du Parti socialiste italien, s’engage activement dans le cadre de l’Internationale socialiste alors présidée par Willy Brandt. Craxi appartient à la génération des dirigeants socialistes européens qui, comme Felipe Gonzalez, émergent sur le devant de la scène à la fin de la décennie 70. Le jeune leader du PSI, qui parle parfaitement français, fait de fréquentes visites à Mitterrand, participe à ses (...).» Lire la suite

Mitterrand orateur Témoignage – Mitterrand orateur.
Par Giovanni Spadolini,  le 11 décembre 2004. « Giovanni Spadolini (1925-1994) fut un historien et un journaliste de renom avant de s’engager en politique. Chef du Parti Républicain, petite formation de centregauche, il devint, en 1980, le premier président du conseil non démocrate chrétien de la République italienne. Esprit vif et généreux, il entretint avec François Mitterrand des relations très cordiales. Il avait, aux yeux du président français le triple mérite d’être Florentin, homme de culture et laïque, cette dernière espèce étant fort rare en (...).» Lire la suite

Le retour de la France à Rome Témoignage – Le retour de la France à Rome.
Par Gilles Martinet,  le 13 décembre 2004. « Gilles Martinet est l’homme qui a symbolisé le retour de la présence française à Rome. Gendre du leader syndicaliste et antifasciste Bruno Buozzi, abattu par les nazis en 1944, il connaissait comme personne la classe politique et intellectuelle italienne, son histoire et ses secrets de famille. Nommé par François Mitterrand ambassadeur à Rome, il fit pendant quatre ans (1981- 85) du Palais Farnèse l’éclatante vitrine de la nouvelle politique française en Italie. La victoire de François Mitterrand à (...).» Lire la suite

Chronologie Chronologie – Chronologie.
Le 14 décembre 2004. « 1981 18-19 nov. Paris. 1er sommet franco-italien (Spadolini, président du conseil) 1982 26-27 fév. Rome. Visite d’Etat de F. Mitterrand. 5-6 juil. Paris. Visite d’Etat du président Pertini 1983 17-18 nov. Venise. 3e sommet (Craxi, président du conseil) 1984 20-21 fév. Milan. Rencontre avec Craxi. Préparation Conseil européen de Fontainebleau 1985 13-14 juin Florence. 5e sommet (...).» Lire la suite

Il tenait l’Italie à l’oeil Point de vue – Il tenait l’Italie à l’oeil.
Par Bernardo Valli,  le 15 décembre 2004. « Chef du bureau parisien du quotidien La Repubblica pendant les années Mitterrand, observateur aigü de la scène politique française, Bernardo Valli a publié plusieurs interviews du Président de la République qui appréciait son indépendance d’esprit et sa culture. C’est par hasard que j’ai découvert le goût de François Mitterrand pour l’art italien. Cela s’est passé il y a bien longtemps, bien avant que je mesure son intérêt plus général pour la culture de mon pays. Et pour sa vie politique, aussi. Cette (...).» Lire la suite

Interlocuteurs de François Mitterrand Chronologie – Interlocuteurs de François Mitterrand.
Le 15 décembre 2004. « 1. Présidents de la République 1978-1985 : Alessandro PERTINI 1985-1992 : Francesco COSSIGA 1992-1999 : Oscar Luigi SCALFARO 2. Présidents du conseil des ministres 1981-82 : Giovanni SPADOLINI 1982-83 : Amintore FANFANI 1983-87 : Bettino CRAXI 1987-87 : Amintore FANFANI 1987-88 : Giovanni GORIA 1988-89 : Ciriaco DE MITA 1989-92 : Giulio ANDREOTTI 1992-93 : Giuliano AMATO 1993-94 : Carlo Azeglio CIAMPI 1994-94 : Silvio BERLUSCONI 1995-96 : Lamberto (...).» Lire la suite

Esquisse d’une géographie amoureuse Témoignage – Esquisse d’une géographie amoureuse.
Par Jean Musitelli,  le 16 décembre 2004. « « Nous, Français, dès que la frontière est franchie, il nous semble que nous descendons tous d’Henri Brulard [1]. J’ai vécu moi-même cette expérience dans ma jeunesse, attaché que j’étais à l’Italie. Je ne voudrais pas établir une sorte de hiérarchie entre les régions d’Italie. Mais je me souviens être venu pendant quinze ans quatre ou cinq fois par an à Florence sans parvenir à descendre plus au sud. Depuis cette époque, j’ai pris l’Italie à revers pour pouvoir remonter vers Florence par Naples, et Rome enfin. (...).» Lire la suite

Histoire d’un jumelage et d’une longue amitié Témoignage – Histoire d’un jumelage et d’une longue amitié.
Par Spartaco Mennini,  le 17 décembre 2004. « L’homme qui a amené Mitterrand à Cortone s’appelle Spartaco Mennini. Sa discrétion n’a d’égale que l’estime que lui portait le Président. Homme de conviction et de culture, issu d’une famille de tradition antifasciste, longtemps directeur des archives de Cortone, membre de la fameuse Académie étrusque, il lève ici le voile sur les origines du jumelage entre Cortone et Château-Chinon dont il fut le deus ex machina. C’est un matin de novembre 1958, à Paris, j’avais alors vingt-sept ans, que je fus présenté (...).» Lire la suite

Les chênes de la Villa Pamphili Témoignage – Les chênes de la Villa Pamphili.
Par Marcelle Padovani,  le 18 décembre 2004. « Correspondante du Nouvel Observateur à Rome, auteur de nombreux ouvrages sur l’Italie, Marcelle Padovani a beaucoup fait pour expliquer aux Français les mystères (ou supposés tels) de ce pays. François Mitterrand qui ne manquait pas de lui faire signe à chacun de ses passages en Italie n’était pas le dernier à faire son miel de ses observations. C’était un après-midi de novembre 1985. François Mitterrand était de passage à Rome pour y rencontrer Bettino Craxi. Il m’avait demandé, quelques jours (...).» Lire la suite

Trois villes, trois étapes Interview – Trois villes, trois étapes.
Par Annie Cohen-Solal,  le 21 décembre 2004. « Annie Cohen-Solal, ancien conseiller culturel à New-York, auteur d’une biographie très remarquée de Jean-Paul Sartre, se souvient des voyages de François Mitterrand en Italie. Si l’expression à la mode de « dictionnaire amoureux » a un ici sens, quels sont les lieux favoris de François Mitterrand en Italie ? C’est d’abord Florence, puis Cortone, puis Venise, trois villes qu’il a découvertes successivement et en profondeur, à trois époques historiques, sans exclure bien entendu ni Rome ni Naples. Il (...).» Lire la suite

Le promeneur de Venise Interview – Le promeneur de Venise.
Par Mazarine PingeotIda Barbarigo,  le 22 décembre 2004. « Mazarine Pingeot a recueilli le témoignage d’Ida Barbarigo, femme du peintre Zoran Music, qu’elle introduit par les lignes qui suivent : « Ida Barbarigo et Zoran Music sont les plus chers amis vénitiens de François Mitterrand. « Vénitien » n’est pas là un adjectif restrictif, mais qualitatif. François Mitterrand les voyait ailleurs, cela s’entend, à Paris ou à la campagne, mais ils portaient en eux où qu’ils soient, les couleurs, les parfums, l’âme de Venise. Les villes souvent se livrent grâce aux êtres (...).» Lire la suite

L’opinion publique italienne et François Mitterrand Point de vue – L’opinion publique italienne et François Mitterrand.
Par Antonio Varsori,  le 22 décembre 2004. « Antonio Varsori, professeur à l’Université de Padoue, spécialiste de l’histoire des relations internationales italiennes et de la construction européenne, s’est livré à un exercice difficile : décrire comment l’opinion publique de son pays a perçu l’action politique du Président français. Il n’est pas facile d’exprimer en quelques pages l’attitude ressentie par l’opinion publique italienne vis-à-vis de François Mitterrand. Pourquoi ? D’abord à cause de sa longue carrière politique, marquée par des (...).» Lire la suite

Hommage à Paul Guimard Hommage – Hommage à Paul Guimard.
Le 24 décembre 2004. « Paul Guimard eut tout au long de sa vie deux passions, la mer et l’écriture. Ce breton grand et massif était né le 3 mars 1921 à Saint-Mars-la- Jaille (Loire-Atlantique). Après des études à Nantes, Paul Guimard débute sa vie professionnelle comme journaliste en animant à la radio « La tribune de Paris » où il invitait des hommes politiques. Sa carrière littéraire commença en 1956, avec un premier roman, « Les faux frères ». Le succès fut immédiat : le livre remporte le grand prix de l’Humour. Un an plus (...).» Lire la suite


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