26 janvier 1985

François Mitterrand en visite au 12e Festival d'Angoulème. A cette occasion, il remet au dessinateur Jean Giraud/Moebius le Grand prix National des Arts graphiques.

Lettre de soutien aux 23 ministres


le 12 juillet 2019

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Les propos de Raphaël Gluksmann accusant François Mitterrand de « complicité de génocide » ont conduit 23 anciens ministres à adresser une lettre de protestation à Olivier Faure, 1er secrétaire du PS, lui demandant que cessent ces attaques infondées et scandaleuses.

Suite à cette initiative, Paul Quilès et moi avons été reçus le 20 mai par Olivier Faure.

Nous vous proposons de soutenir la démarche de ces ministres en signant le texte joint -intitulé « Lettre de soutien aux 23 ministres »-, puis en l’envoyant à l’adresse mail suivante : soutienau23@mitterrand.org avec votre accord et si vous le souhaitez, les précisions relatives à votre responsabilité (à l’Elysée, dans des ministères, au PS, ou autres). Merci de le faire également circuler autour de vous.

Hubert Védrine

Lettre de soutien aux 23 ministres

Lettre de soutien aux 23 ministres

1. Nous, les signataires, avons trouvé justifiée et approuvons la lettre adressée en mai 2019 par 23 anciens ministres au Premier Secrétaire du Parti Socialiste demandant que cessent les attaques totalement infondées et scandaleuses de la tête de liste du PS aux européennes contre le Président Mitterrand et le gouvernement français sur la politique française au Rwanda, de 1990 à 1994.

2. Comme les anciens ministres, nous jugeons qu’il est tout à fait possible de critiquer l’engagement de la France au Rwanda de 1990 à 1994 pour arrêter l’engrenage de la guerre civile et imposer un compromis politique, mais qu’absolument rien ne justifie les accusations infondées de « complicité de génocide », lancées pour détourner l’attention, en accusant les dirigeants français de l’époque ainsi que l’armée française.

3. Nous pensons que l’on devrait s’interroger sur les motivations et la responsabilité de tous les autres pays, qui eux n’ont rien fait pour stopper l’engrenage de la guerre civile déclenchée en 1990.

4. Nous attendons des médias français, des éditeurs et des organisateurs de colloques qu’ils consentent enfin à une présentation équilibrée, argumentée et donnant la parole àtous les protagonistes de ce drame ! Nous leur demandons de ne pas s’en tenir aux seuls discours accusateurs de la France et de prendre en compte les autres points de vue exprimés en France, mais aussi les travaux d’experts étrangers. Nous leur demandons également d’entendre aussi les responsables ou experts (Belges, Canadiens, Espagnols, Africains...) qui présentent objectivement le génocide, sans mettre en cause la France.

5. Une déclassification supplémentaire des archives françaises (en plus des milliers de documents déjà déclassifiés par les missions Quilès/Cazeneuve) pourrait être utile, de même que celles du Rwanda, d’Israël, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, du Canada, de la Belgique et République Démocratique du Congo, et celle de l’ONU (DMP) et du Tribunal d’Arusha.

6. Nous soutenons la demande faite par Paul Quilès à Ban Ki Moon, de créer au niveau de l’ONU une Commission Internationale chargée de rassembler et de synthétiser l’ensemble des travaux et des commissions.

7. Nous soutenons l’idée d’une évaluation complète, ouverte, contradictoire et objective, qui n’a pas encore eu lieu. Ceci pour permettre d’examiner enfin l’enchainement des faits ayant conduits au génocide, et aussi d’analyser les politiques suivies par les différents pays au Rwanda de 1990 à 1994.


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