

Hanoï, Saïgon, Rabat, Tunis, capitales d’Etats indépendants, symbolisent le terme de la tragique aventure vécue par la France ces dix dernières années.
Les gouvernements successifs, pour avoir voulu tout ignorer afin de tout maintenir, ont d’abord tout compromis pour tout perdre enfin. François Mitterrand fur intimement lié au déroulement des événements dont il fait dans cet ouvrage une lucide analyse.
Les attitudes qu’il adopta comme membre du gouvernement (ne démissionna-t-il pas du gouvernement Laniel en raison de son désaccord sur la politique suivie alors en Afrique du Nord ?), les avertissements que député il ne cessa de prodiguer à la tribune de l’Assemblée, l’ouvrage qu’il écrivit sur ces problèmes en 1953, l’autorisent aujourd’hui à retracer et à analyser la succession des actes qui aboutirent aux résultats que l’on sait.
Mais tandis que jouaient les drames indochinois, marocain, tunisien, dans une autre partie de ce qui fut l’Empire français, en Afrique Noire, une expérience nouvelle était tentée.
François Mitterrand, ministre de la France d’Outre-Mer en 1951, évoque les heures intenses du ralliement du R.D.A., le plus grand parti de masse africain. Il termine en affirmant la foi qu’il puise dans cet exemple pour l’avenir d’une communauté franco-africaine.
Comme chaque année, l’Institut François Mitterrand lance son appel à concourir pour son prix Master.