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La Lettre n° 11

Mars 2005. Dossier "La gauche et les paysans"

Éditorial Editorial – Éditorial.
Par Hubert Védrine,  le 2 mars 2005. « La politique agricole des gouvernements de gauche entre 1981 et 1995 constitue l’essentiel de ce numéro de « La Lettre ». Ce sujet important est trop peu souvent étudié. Est-ce par conviction que, les « paysans » votant à droite, la gauche ne peut avoir mené envers eux que des politiques méfiantes et vexatoires ? Est-ce que l’avenir de la profession d’agriculteur est un sujet dépassé ? Ces questions ont-elles échappé aux hommes politiques français au profit des « (...).» Lire la suite

Un regard sur les deux septennats Point de vue – Un regard sur les deux septennats.
Par Jean-Claude Lebossé,  le 3 mars 2005. « Les deux septennats de François Mitterrand ont été marqués par des rendez-vous décisifs pour l’avenir de l’Europe et l’agriculture française. Cette période est celle du basculement définitif du paysan vers le producteur agricole, certes avec des rythmes et des intensités variables selon les productions ou les régions. Cette transition était inéluctable dès lors que la France voulait maintenir sa place prépondérante, économique et politique, dans l’Europe agricole et (...).» Lire la suite

Le virage européen Point de vue – Le virage européen.
Par Michel Gervais,  le 5 mars 2005. « En 1981, l’agriculture française représente 4 % du produit intérieur brut (PIB). Un peu plus de 1 200 000 exploitations emploient plus de 1 800 000 actifs, soit environ 8 % de la population active. Le revenu moyen des ménages d’exploitants se situe entre celui des ménages ouvriers et celui des employés. Mais les disparités internes à l’agriculture sont considérables. Une très faible partie des ménages agricoles bénéficient de revenus comparables à ceux des cadres (...).» Lire la suite

1981 : Le programme d’action agricole Témoignage – 1981 : Le programme d’action agricole.
Par Raymond Fevrier,  le 7 mars 2005. « En 1981, malgré les deux chocs pétroliers de 1973-79, l’agriculture française peut encore se prévaloir d’un certain nombre de succès économiques. En vingt à trente ans, la production a crû de 60 % ; la productivité, de 6,3 % par an ; le commerce extérieur agro-alimentaire présente un solde positif de 16 milliards de francs ; chaque agriculteur nourrit 25 consommateurs, contre 7 seulement en 1950... À partir de ces résultats, animés par une vision euphorique d’une (...).» Lire la suite

Les premiers pas de la politique agricole Témoignage – Les premiers pas de la politique agricole.
Par Bernard Goury,  le 9 mars 2005. « Chacun se souvient du Congrès d’Épinay, congrès de l’unité des différents courants socialistes français, où François Mitterrand et sa Convention des institutions républicaines, petit club de quelques amis à l’époque, réussira à fédérer ces courants pour devenir le premier secrétaire du Parti socialiste. Au secrétariat du Parti, Pierre Joxe est nommé secrétaire à la formation. Il se laisse convaincre par quelques intellectuels (sociologues de l’INRA, salariés issus (...).» Lire la suite

Sauver la Politique agricole commune Interview – Sauver la Politique agricole commune.
Par Michel Rocard,  le 10 mars 2005. « Un des temps les plus forts de votre exercice ministériel à l’Agriculture a, sans doute, été la réunion du Conseil des ministres européens qui précédait le sommet de Fontainebleau. Michel Rocard - Effectivement. Mon intention, aussitôt que j’ai eu la maîtrise des grands dossiers de la période, était de préparer une proposition de la présidence française qui permettrait d’en évacuer quelques-uns parmi les plus chauds. Me fondant sur les préoccupations de mes collègues (...).» Lire la suite

François Mitterrand : écoute attentive et pragmatisme Interview – François Mitterrand : écoute attentive et pragmatisme.
Par Henri Nallet,  le 12 mars 2005. « En 1981, vous êtes depuis plusieurs années à l’INRA, après une longue expérience de responsabilités, au premier plan, dans des mouvements de jeunesse, puis au sein du syndicalisme agricole. Comment êtes-vous devenu conseiller agricole du président de la République ? Henri Nallet - C’est Pierre Joxe, à qui François Mitterrand avait confié la tâche d’animer la Commission nationale agricole du Parti socialiste jusqu’à cette période, qui m’a amené sur cette voie. (...).» Lire la suite

À la recherche de convergences européennes Interview – À la recherche de convergences européennes.
Par Guy Legras,  le 13 mars 2005. « Votre carrière est profondément marquée par la Politique agricole commune. Au cours des deux septennats de François Mitterrand, vous jouez un rôle indéniable sur ce sujet. Quelles sont, de votre point de vue, les grandes dates de ce dossier à retenir ? Guy Legras - C’est assez simple. En premier lieu la présidence française de 1984, où nous réglons à la fois la question du chèque britannique et - il ne faut pas l’oublier - une grande partie des difficultés agricoles qui (...).» Lire la suite

La PAC avant le GATT Interview – La PAC avant le GATT.
Par Louis Mermaz,  le 14 mars 2005. « Au mois d’octobre 1990, Michel Rocard étant Premier ministre, Louis Mermaz prend le portefeuille de l’Agriculture. Cette période est marquée par l’expression d’une inquiétude tenace des paysans touchés les uns par la sécheresse, les autres par une détérioration du niveau de leurs revenus. Sans compter que se profilent à l’horizon de difficiles négociations, au sein de la Communauté européenne (PAC) et dans le cadre du GATT, qui risquent de modifier en (...).» Lire la suite

Bruno Daoudal Hommage – Bruno Daoudal.
Le 17 mars 2005. « Georges Bruno Daoudal, dit Bruno Daoudal, que beaucoup de lecteurs de « La Lettre » ont bien connu, est décédé le vendredi 17 décembre dernier. Il avait assisté François Mitterrand lors de son implantation dans la Nièvre. En hommage à sa mémoire, on relira ces quelques lignes que lui consacre Jean Lacouture dans sa biographie : « Délégué à Nevers par le RGR pour soutenir le jeune candidat dont il ignorait jusqu’au nom, Bruno Daoudal garde le souvenir de l’ardeur, de (...).» Lire la suite

Cortone et François Mitterrand Témoignage – Cortone et François Mitterrand.
Par Maria Emanuela Vesci,  le 18 mars 2005. « Plus que les sujets politiques, mes souvenirs peuvent simplement souligner quelques épisodes pouvant éclairer le personnage de François Mitterrand, faire comprendre sa lucidité et sa parfaite adhésion au présent ; un Mitterrand que j’ai connu à l’époque où j’étais adjointe au maire de Cortone, petite ville de sa Toscane bien-aimée, alors que Mitterrand était maire de Château-Chinon, déjà en route vers la présidence de la République française. Il venait souvent à Cortone, (...).» Lire la suite

Le jumelage entre Château-Chinon et Cortone Témoignage – Le jumelage entre Château-Chinon et Cortone.
Par Alain Vidal-Naquet,  le 19 mars 2005. « La ville de Château-Chinon, fief de François Mitterrand, s’était jumelée en 1963 avec Cortone. Ayant acheté, à cette époque, une vieille ferme délabrée dans les collines avoisinantes et ayant été amené à Cortone par Umberto Marro, vieil aristocrate libéral et intellectuel distingué, je fus mêlé aux différentes manifestations qui célébraient ce jumelage. La première fois, ce fut à l’occasion d’un échange folklorique entre les deux cités, mais sans la participation de (...).» Lire la suite

1983 : affronter la crise Interview – 1983 : affronter la crise.
Par François Stasse,  le 21 mars 2005. « François Stasse fut conseiller économique du président François Mitterrand de 1981 à 1984. Il revient sur cette période où des choix décisifs pour l’Europe ont été faits. Quel rôle l’Europe a-t-elle joué dans les choix économiques de la période 1982-1983 et notamment lors de la crise de mars 1983 ? François Stasse - Pour comprendre la séquence 1982- 1983, il faut d’abord rappeler que les choix économiques de 1981 ont obéi à une logique de politique intérieure. Il (...).» Lire la suite

Extrait de Mitterrand, une histoire de Français Bonne feuille – Extrait de Mitterrand, une histoire de Français.
Le 24 mars 2005. « « Le voilà plus que jamais au centre de la constellation. Et c’est à ce titre que de Gaulle lui confie, quelques semaines avant la fin des hostilités, l’une des missions les plus poignantes de sa vie. Les troupes alliées libérant un à un les camps de concentration, le chef du gouvernement tient à ce qu’un Français soit présent aux côtés du général américain Lewis, chargé de l’opération. Il désigne Mitterrand [1], qui a évoqué ainsi, dans les Mémoires interrompus, la (...).» Lire la suite

Extrait de La Paille et le Grain Bonne feuille – Extrait de La Paille et le Grain.
Le 27 mars 2005. « Vendredi 2 novembre « Benoîte et moi nous jardinons. Avec Paul, son mari, notre ami, elle passe deux jours à Latche, en renfort. Confessons-le, mes plantations de l’an dernier m’invitaient à l’humilité. Rien à dire sur les dahlias, cosmos, marguerites et zinnias qui n’ont besoin que d’amitié, mais l’aster nain est tellement nain qu’il a disparu de ma vue, le cassis reste stérile, ne parlons pas des capucines dévorées par les pucerons et le figuier (...).» Lire la suite


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