
L’éditorial
Nous avons appris avec émotion le décès, le 22 novembre, de Danielle Mitterrand et salué aussitôt par un communiqué le courage de cette grande dame.
« La Lettre » consacrera un numéro spécial à sa vie, ses idées, son combat et publiera notamment les discours très émouvants prononcés le 26 novembre à Cluny par le secrétaire général de la Fondation France Libertés, et par Gilbert Mitterrand.
Nos lecteurs trouveront dans ce numéro de la « Lettre » :
D’abord la mise au point de Gilles Ménage, approuvée par (...)
Editorial
Chers amis,
Dans cette période politique si importante, l’Institut François Mitterrand a voulu apporter sa contribution à la réflexion citoyenne de chacun.
Pour la première fois de leur histoire, deux organisations politiques, le Parti socialiste et le Parti radical de gauche, désigneront leur candidat à l’élection phare de la Ve République par un processus mobilisant un corps électoral élargi à tous ceux inscrits sur les listes électorales.
A l’occasion de ces primaires citoyennes, nous avons (...)
10 mai 1981 : retours sur une victoire
A l’occasion du trentième anniversaire de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République française, l’Institut François Mitterrand et la Fondation Jean-Jaurès ont organisé, le 6 mai 2011, une journée de débats en partenariat avec la chaîne de télévision Public Sénat.
Le présent essai apporte un nouvel éclairage sur cette période politique majeure en réunissant le texte introductif d’Hubert Védrine, les analyses de Jérôme Jaffré, François Miquet-Marty et Gérard Grunberg ainsi que le (...)
L’éditorial
Le trentième anniversaire du 10 mai 1981 a suscité en France un intérêt sans précédent. Il est vrai que lors du dixième anniversaire en 1991, François Mitterrand était encore président, et qu’au moment du vingtième, en 2001, c’était le gouvernement Jospin. Il n’y avait pas alors de besoin de se retourner sur le passé. Sans aucun doute, cet intérêt traduit un manque : à la tête du PS, à gauche en général et même en France. D’où cette évidente « nostalgie », assumée comme telle mais aussi critiquée par quelques (...)
Mitterrand et l’Allemagne : la véritable histoire
La polémique recuite sur la politique conduite par François Mitterrand à l’égard de la réunification de l’Allemagne a resurgi du fait du chef de l’Etat, et de François Fillon. « Nous n’avons rien vu venir dans le monde arabe ; lui non plus en Allemagne », ont-ils dit en guise d’excuse. Sur le premier point ils se seraient mieux défendus en rappelant que personne n’est censé prévoir l’imprévisible (ce qui a fait problème c’était la réaction à côté de la plaque, pas l’absence de prévision). Quant à la seconde (...)
L’éditorial
Ce numéro 35 de la Lettre est le premier qui paraisse, comme annoncé, à la fois sous les deux formes, papier et électronique.
Sur le nouveau site de l’IFM, mis en ligne le 31 mars dernier, vous pourrez trouver régulièrement des informations, des réactions, des reportages et, tous les trimestres, la Lettre elle-même.
Celle-ci comporte trois parties principales :
La première porte sur les « lieux » de François Mitterrand, de Jarnac au Nivernais sans oublier l’Elysée. Début mai, un reportage sur ceux (...)
François Mitterrand – Un dessein, un destin
François Mitterrand : une vie extraordinairement romanesque qui a fasciné et captive encore les Français, qui presque tous, à un moment ou à un autre, s’y sont reconnus. Une longue marche politique d’opposant suivie de la plus longue présidence des cinq Républiques. Un demi-siècle de vie publique, avec un certitude : la victoire de la gauche « à condition qu’elle reste elle-même, qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche ». François Mitterrand a poursuivi son dessein avec ténacité à (...)
Sur la Tunisie et l’Europe de l’Est
Accusé de n’avoir « rien vu venir en Tunisie », le gouvernement français, s’il était sûr de lui, aurait pu se borner à répondre que ni Ben Ali, ni ses opposants, ni les Tunisiens en général, ni les voisins de la Tunisie, ni aucun gouvernement, n’avaient vu venir les événements tunisiens tels qu’ils se sont produits, et que le problème n’est pas là mais plutôt dans : aurions nous pu faire autrement avant ? Et surtout : que pouvons-nous faire d’utile maintenant ?
Au lieu de quoi, le gouvernement nerveux et sur (...)
L’éditorial
Dans ce numéro nous revenons sur deux grands desseins, deux grandes politiques de la présidence Mitterrand.
En premier lieu la décentralisation. Elle est d’une brûlante actualité avec la loi sur les compétences territoriales. On a trop oublié ce qu’était l’organisation, dépassée, de la France, avant les grandes lois de décentralisation Mitterrand/ Mauroy/ Defferre. Nous y revenons. Des experts, des responsables actuels (Alain Rousset et Claudy Lebreton) nous éclairent sur ce sujet.
Ensuite l’euro. Les (...)
L’Éditorial
Nos lecteurs trouveront dans ce numéro de la Lettre, (un des derniers sous forme exclusivement papier), des articles tout à fait intéressants autour de deux sujets concernant quelques uns des enjeux économiques de l’ère Mitterrand.
Le premier traite de la politique économique de la gauche entre 1981 et 1983. Le second qui nous propose une analyse des positions respectives du Président, du gouvernement, de la Banque de France et de la direction du Trésor est riche d’enseignement dans un contexte (...)
Éditorial
On ne peut pas faire, rétrospectivement, de François Mitterrand, un pur adepte de la « sécurité collective », de la prévention des conflits par la négociation, de la préservation de la paix par le seul respect du droit international, de l’arbitrage, ou du recours à l’« ONU », même si ces perspectives lui étaient philosophiquement ou moralement chères. Elu en plein bras de fer sur les « euromissiles » - comment obtenir le retrait, ou comment compenser, la menace que représentait le déploiement par une URSS, (...)
Réunification allemande : au plus près des faits
L’actualité – le vingtième anniversaire de la « chute » du mur, la publication d’archives du Foreign Office sur certains entretiens Mitterrand-Thatcher de décembre 1989 et janvier 1990, pléthore d’émissions programmées – m’amène à revenir aux événements de 1989/1991 et à la politique française à l’égard de la réunification allemande. D’autant qu’on voit refleurir, indifférentes aux faits et aux acquis de la recherche historique de ces dernières années des interprétations négatives, erronées, identiques à elles-mêmes (...)
Nicolas Sarkozy, François Mitterrand et l’OTAN
Sans doute inquiet du retentissement dans l’opinion et chez les parlementaires de la majorité des critiques de droite (Villepin, Juppé, Bayrou) comme de gauche (unanime à part quelques silences), l’Elysée et le gouvernement ont prétendu que le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN décidé par le président Sarkozy, seul, en 2007, était l’aboutissement logique d’un mouvement engagé de longue date. Or c’est faux.
Le pouvoir peut invoquer le précédent Chirac de 1995/1997 encore qu’il n’ait (...)
Une politique économique de gauche, volontaire et moderne
Plusieurs articles et témoignages de première main, comme ceux de Michel Charasse ou d’Alain Boublil, sont consacrés dans ce numéro de la « Lettre » à Pierre Bérégovoy et à la politique économique. Cela nous a paru important pour plusieurs raisons. L’action de Pierre Bérégovoy tout au long des deux septennats de François Mitterrand est trop, et injustement oubliée, occultée par le contexte politique très ingrat de son année à Matignon et par sa fin tragique.
L’idée est répandue par les autorités et la (...)
Le manifeste de Madrid
Nous vivons un moment exceptionnel de l’histoire de la mondialisation ultra libérale qui a échappé, dérèglementation aidant, à ses promoteurs. Ironie de l’histoire, en cette fin d’année, les dérégulateurs occidentaux apprentis sorciers n’entrevoient soudain de salut que dans des interventions massives des États qu’ils discréditaient encore hier, tout en maintenant des ambigüités qui font douter de leur capacité à corriger le système.
Cela ne nous fera pas oublier les quolibets méprisants quand certains (...)
Une amitié constante mais sans abandons
Quel était l’état des rapports entre la France et les États-Unis avant 1981 ?
Hubert Védrine - Le conflit Est-Ouest, la course aux armements imprégnaient encore profondément le monde et, pour l’essentiel, nos rapports avec les États-Unis s’inscrivaient dans les péripéties de ce face à face qui durait depuis plus de trente ans. Il faut ajouter, pour compléter rapidement ce panorama, que les États-Unis venaient de vivre une série de présidences relativement faibles. Celle de Richard Nixon empêtré dans le (...)
Mémoire, vigilance, débat
Depuis douze ans notre Institut a mis en œuvre tous les moyens dont il dispose pour répondre au voeu de François Mitterrand qui souhaitait que son action trouve un prolongement à partir d’un centre d’études consacré à sa période et à son action, et au-delà à la connaissance de l’histoire de notre temps.
Il nous a fallu dans un premier temps nous attacher à un long travail, obscur mais indispensable, de classement et de numérisation des documents qui nous ont été confiés. A partir de cet outil, il a été (...)
Retour nécessaire sur deux controverses
Il y aurait beaucoup à dire, en ce printemps 2008, sur la crédibilité et l’autorité de la fonction présidentielle sous François Mitterrand, comme sur la justesse de sa politique étrangère. Mais l’actualité m’amène à revenir sur deux controverses importantes : Vichy, ou plutôt, François Mitterrand, la résistance et Vichy, et la politique française au Rwanda.
1 - D’abord Vichy. Serge Moati a décidé de réaliser un docu-fiction sur « François Mitterrand à Vichy ». Nous pouvons estimer que le sujet a été (...)
La lumière de l’Histoire
L’année qui s’achève aura été fructueuse quant à la collecte par la « Lettre » de témoignages et d’analyses sur l’action de François Mitterrand tout au long de son parcours politique et, plus particulièrement, au cours de ses deux septennats. Avec cette publication nous espérons avoir répondu à vos attentes, nous avons aussi voulu offrir aux historiens des matériaux raisonnés ou de première main susceptibles d’alimenter leurs travaux futurs. L’intérêt que suscitent ces pages de notre histoire contemporaine et (...)
Autres temps...
L’on entend beaucoup parler ces temps-ci de « rupture ». Il n’est donc pas sans intérêt de se remémorer celle du printemps 1981 pour faire quelques comparaisons.
François Mitterrand venait d’être élu en mai à la Présidence de la République. En juin, les électeurs envoyèrent à l’Assemblée nationale une majorité comme jamais la gauche n’en avait eue depuis la Libération, mais le Sénat demeurait hostile. Il le manifestera à satiété et l’opposition conservait des positions solides dans le patronat et parmi des (...)
Le travail scientifique de l’Institut
Alors que l’on note au fil de cette étonnante campagne présidentielle la multiplication des références, explicites ou subliminales, à François Mitterrand, l’Institut poursuit son travail intellectuel et historique.
Lors de la réunion de son Conseil scientifique, réactivé en 2006, et présidé par Jean-Noël Jeanneney, nous avons ainsi étudié et retenu un programme de travail comprenant plusieurs projets ambitieux qui seront présentés très vite à notre Conseil d’Administration.
L’Institut a décidé de créer (...)
François Mitterrand et la religion
Croire au ciel ou ne pas y croire ? Longtemps cette question intime n’était pas posée aux hommes politiques, surtout de la gauche, du moins de façon directe. Elle était républicainement laissée de côté. Le cas de François Mitterrand faisait exception à cette règle. Sa relation avec la foi ou la religion a suscité des interrogations et la curiosité des biographes ou journalistes, ils étaient souvent les deux à la fois. Et jamais il ne s’est dérobé. L’insistance avec laquelle ceux-ci revenaient à la charge (...)
Éditorial
L’année 2006 a commencé avec l’émouvant rassemblement de Jarnac - le 9 janvier - et un mois marqué par des sondages mettant François Mitterrand à sa juste place, au plus haut des leaders politiques de la gauche, et des présidents de notre histoire récente. Ce n’est que justice, après tant d’attaques.
Ce jugement serein et rétrospectif des Français a réconforté et réjoui tous ceux, dont nous sommes, qui n’ont jamais cessé de juger exceptionnels la personnalité, le parcours politique et le bilan de l’ancien (...)
La politique des grands travaux
D’une façon ou d’une autre, élu Président, François Mitterrand aurait marqué de son empreinte la physionomie de Paris. Et cela, non par syndrome présidentiel.
Inutile en l’espèce de rechercher l’ombre portée de De Gaulle qui avait présidé, sans s’en soucier, à l’une des plus ternes périodes de l’architecture française et à l’une des plus néfastes de son urbanisme. Ni de se référer au Beaubourg de Pompidou que François Mitterrand ne détestait pas mais qui ne compense pas son « adapter Paris à l’automobile ». Ou à (...)
Intervention d’Hubert Védrine à Jarnac
Discours prononcé par Hubert Védrine, Président de l’Institut François Mitterrand, à l’occasion du 10ème anniversaire de la disparition de François Mitterrand, le 8 janvier 2006, dans la salle des fêtes de la ville de Jarnac.
Chers amis, en tant que président de l’Institut François Mitterrand, il me revient maintenant, après Jérôme Royer qui nous accueille dans sa ville, après Pierre Bergé qui nous a dit comment notre initiative commune a permis de racheter la maison de Colette Landry, maison natale de (...)
François Mitterrand, les livres, les écrivains
François Mitterrand : l’homme politique par excellence. Et pourtant, pour paraphraser Julien Gracq, il paraît avoir passé sa vie « en lisant » (toutes ces photos de lui lisant, en avion, dans une chaise longue à Latche, un livre à la main sur sa photo officielle), et « en écrivant » (son stylo Waterman, la feuille raturée d’encre bleue dans le halo de la lampe, les grands discours, près de vingt ouvrages, une correspondance privée considérable).
François Mitterrand, l’homme multiple.
La passion de la (...)
« Ce mélange nécessaire d’amitié, de confiance et de précautions »
« Il me semble que cette acrimonie - que je continue à trouver mal fondée et stérile - contre les prétendus ratages du Président sur la réunification allemande, traduit un désarroi relatif à l’interprétation d’un événement bouleversant au sens propre du terme : un déficit de sens, pour employer une expression pédante. Certes, le Président ne cesse pas de parler. Il ne se passe pas une semaine sans qu’il accorde une interview, fasse un point de presse ou réagisse à un événement. Mais à aucun moment il ne (...)
Réunification de l’Allemagne : la parole à l’histoire
Deux ouvrages récents sur François Mitterrand et l’Allemagne nous donnent l’occasion de revenir sur ce sujet si controversé, à propos duquel, pendant et après la réunification, se sont déchaînées les critiques partisanes. On connaît l’antienne répétée à l’envi : « François Mitterrand n’a rien vu venir, il était contre la réunification, il a raté le train, etc. »
Je pense avoir démontré dès 1996, arguments précis, citations et dates à l’appui, dans Les Mondes de François Mitterrand l’inanité de cette thèse, comme (...)
François Mitterrand et l’Afrique
François Mitterrand et l’Afrique : nous avons pensé à « La Lettre » que ce sujet méritait un dossier. En effet, les événements de Côte d’Ivoire, après d’autres, ravivent les interrogations sur le principe même d’une politique de la France en Afrique. En même temps l’idée d’une vraie politique africaine de l’Europe, relais espéré par certains, apparaît elle aussi comme problématique, mise à part l’aide au développement.
Dès qu’il l’a découverte en 1950, François Mitterrand a vraiment aimé l’Afrique. Elle a été (...)
Éditorial
La politique agricole des gouvernements de gauche entre 1981 et 1995 constitue l’essentiel de ce numéro de « La Lettre ». Ce sujet important est trop peu souvent étudié.
Est-ce par conviction que, les « paysans » votant à droite, la gauche ne peut avoir mené envers eux que des politiques méfiantes et vexatoires ? Est-ce que l’avenir de la profession d’agriculteur est un sujet dépassé ? Ces questions ont-elles échappé aux hommes politiques français au profit des « technocrates » de Bruxelles ? Pourtant le (...)
Éditorial
Un soir de février 1982 à la Villa Madama à Rome, lors de sa première visite officielle en Italie, François Mitterrand n’en finissait pas de conclure son toast. Il était tard, mais il était si visiblement heureux d’être à Rome qu’il prolongeait sans cesse ce moment de retrouvailles, de ferveur et d’effusion. On le sentait gourmand d’Italie, il y respirait, avidement un parfum d’évasion, de liberté, de plaisirs. Nous avons eu envie d’évoquer cette histoire là, ce que cette Italie choisie et réinventée avait (...)
Actualité du « Mitterrandisme »
C’est la mission de cet institut que de défendre la mémoire de François Mitterrand, et de transmettre à ceux qui, aujourd’hui et demain, s’intéresseront à la vie publique, les leçons d’un parcours politique exceptionnel de près de cinquante années, loin de l’hagiographie, comme des anathèmes.
C’est comme si un léger souffle d’air se serait fait sentir à ce sujet dans la touffeur de cette fin d’été. Le stade de la lucidité et de la vision objective des choses n’est pas atteint, mais les procureurs ou les (...)
Hommage à Georges Beauchamp
Un des plus anciens compagnons de François Mitterrand vient de nous quitter. François Mitterrand et Georges Beauchamp fréquentaient tous deux dans les années 30 la faculté de droit, mais ne se connaissaient guère que de vue. C’est pendant la guerre que les deux hommes se sont rapprochés grâce à l’expérience commune de la clandestinité. Georges Beauchamp a appartenu au Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés aux côtés de François Mitterrand. Les deux hommes ne se quitteront plus.
À la (...)
Rwanda : les faits
Compte tenu des absurdités qui ont été écrites à ce sujet, les lecteurs du Bulletin de l’IFM ont droit, me semble-t-il, à un rappel objectif de la politique que François Mitterrand a entendu mener au Rwanda.
Dans ce petit pays d’Afrique Centrale les colonisateurs allemands à partir de 1898, et surtout belges après 1923, avaient systématiquement favorisé - pour s’appuyer sur elle - la très petite minorité tutsie représentant environ 15% de la population et renforcé son pouvoir sur la masse paysanne hutu, (...)
L’Europe de Mitterrand
Avec ce printemps d’élections et d’incertitudes européennes l’action européenne résolue de François Mitterrand offre un contraste saisissant. Et l’efficacité du trio Mitterrand-Kohl-Delors inspire une nostalgie certaine.
Ce numéro de la Lettre contient de nombreux et intéressants témoignages sur les convictions européennes précoces de François Mitterrand sur son action en tant que Premier secrétaire du Parti socialiste et sur son oeuvre en tant que Président, surtout de 1984 à 1992, du déblocage de (...)
Propos de printemps
La politique de l’audiovisuel entre 1981 et 1995 forme le thème principal de ce numéro. La lettre de l’Institut a recueilli des contributions d’universitaires, d’experts, de responsables politiques ou professionnels, de témoins de ce qui fut l’éclosion d’une liberté.
Nous jetons ici sur cette période et cette question un regard fidèle et lucide, attentif à éviter les simplifications et les jugements péremptoires mais à restituer inlassablement les grands moments et les progrès majeurs de ces quatorze (...)
Un nouveau regard
Il est frappant de constater à quel point François Mitterrand redevient dans les débats sur l’Europe, une référence y compris pour ceux, à gauche, qui avaient cru opportun ces dernières années de se démarquer de lui ou de feindre l’oubli. Frappant mais pas surprenant.
Sa vision d’une France forte dans une Europe forte, sa persévérance, ses audaces, la force de qui apparaît avec le recul comme un « triangle magique » Mitterrand, Kohl, Delors, son habileté multiforme, sa force d’entraînement, tout cela ne (...)
L’avenir de l’IFM
En 1995, François Mitterrand avait voulu que soit créé un Institut portant son nom, consacré à l’étude et à la diffusion de sa pensée et de son action. Il avait lui-même établi la liste des membres du premier Conseil d’Administration.
Ce fut chose faite le 4 avril 1996, trois mois après sa disparition. Roland Dumas en prit la présidence. Jean- Louis Bianco, puis Jean Kahn lui succédèrent. Je voudrai rendre ici hommage à leur action, ainsi qu’à celle des membres du Conseil d’Administration, au cours des (...)