24 juin 1981

Le vice-président Bush expose au cours d’un entretien l’inquiétude des Etats-Unis concernant l’entrée des communistes au gouvernement.

Editorial 45


Editorial | par Hubert Védrine le 8 octobre 2013

Nous avons décidé dans ce numéro de La Lettre, de nous pencher sur un sujet peu étudié jusqu’ici dans nos colonnes et pourtant central : l’Etat, son rôle, sa réforme, pendant les deux septennats et les divers gouvernements de François Mitterrand.

La remarquable et très éclairante synthèse rétrospective de Jacques Fournier montre bien comment on est passé dans ces années de la classique réforme administrative, à la « réforme de l’état », et comment s’opposent depuis à ce sujet des conceptions de droite, plus ou moins libérales, et de gauche diverses aussi, et pourquoi il ne faut pas confondre la LOLF, la RGPP et la MAP !

Les témoignages que nous présentons sur les fonctionnaires (Cf. l’étude de Jean Glavany sur « François Mitterrand et les fonctionnaires »), l’Etat et sa réforme (Cf. « la circulaire Rocard » de février 1989 par Yvon Robert et le « témoignage » d’Anicet Le Pors), nous montre et comment on abordait ces questions il y’a trente ou vingt ans, au sein de gouvernements de gauche qui voulait moderniser l’Etat sans pour autant céder au maelström ultra libéral et en demandant aux fonctionnaires d’évoluer, sans les stigmatiser. Cela pourrait encore aujourd’hui alimenter utilement les réflexions de Jean Pisani-Ferry, et bien sûr, du gouvernement. Car, comme nous le montre l’article de Matthias Fekl, cela reste un enjeu de premier plan, alors que revient l’intérêt pour un Etat moderne aminci, réformé et stratège.

Bien sûr, nous ne pouvions pas laisser passer l’anniversaire du putsch contre Salvator Allende sans nous associer à ce souvenir mémorable et tragique. Nous le faisons à travers un remarquable témoignage de Claude Estier, qui s’était trouvé à Santiago au lendemain de la victoire de Salvador Allende, puis un an après aux côtés de François Mitterrand, et par la reprise d’un texte magnifique et fort de François Mitterrand, écrit au lendemain même du suicide de Salvador Allende.


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