24 juin 1981

Le vice-président Bush expose au cours d’un entretien l’inquiétude des Etats-Unis concernant l’entrée des communistes au gouvernement.

Déclaration de Mme Parisot


Par Georges Saunier | Communiqué | Annonce publiée le 13 mai 2009

Dans son édition du 13 mai 2009, en page 42, rubrique "Confidentiels du Figaro", Mme Laurence Parisot utilise une citation de François Mitterrand, tirée de son livre La paille et le grain. À cet égard, l’Institut François Mitterrand tient à préciser quelques éléments.


Le Figaro relate ainsi les propos de la président du Medef : « Quand Laurence Parisot cite François Mitterrand. La présidente du Medef vient de relire la Paille et le grain, de François Mitterrand. Elle a particulièrement apprécié la partie où l’ancien chef de l’État souligne qu’une grève coûte toujours plus chère qu’une négociation. Une conclusion dont la patronne des patrons aimerait convaincre ses homologues syndicalistes qui ont appelé à deux nouvelles mobilisations les 26 mai et 13 juin. »

Voici très exactement le texte publié dans La paille et le grain (Éditions Flammarion, 1975, pages 49 et 50) afin que chacun puisse se faire une idée exacte des propos de l’ancien Premier secrétaire du Parti socialiste.

« Lundi 14 février [1971]

Deux cent quatre-vingt mille mineurs anglais sont en grève. Ils refusent pour insuffisance les 7,9 % d’augmentation que leur propose la direction des Charbonnages. La grève, un chantage ? L’a-t-on assez souvent entonné, cet odieux refrain, dans les partis conservateurs ! La grève n’est un plaisir pour personne. Et elle atteint d’abord ceux qui n’ont plus que ce moyen-là pour défendre leur droit de vivre. La perte de salaire, la crainte du chômage, l’angoisse au foyer de chacun, la gêne pour tous, le danger d’être mal compris par d’autres catégories de travailleurs, tout cela il faut que les grévistes le supportent tandis que les maîtres de l’appareil de production spéculent sur la lassitude engendrée par tant de misère.
La grève apparaît alors telle qu’elle est : un moment de la lutte des classes. Mais le temps qui passe change le rapport des forces. Je ne serai pas grand clerc en prédisant qu’un jour prochain, M. Heath [1] accordera beaucoup plus que les 7,9 % pour lesquels il a pris le risque de paralyser l’économie de son pays. Quand on fera les comptes, on s’apercevra que la grève a coûté plus cher que la négociation. Ce ne sera pas la première fois. A qui la faute ? Et de quel côté le chantage ? »

[1Premier ministre conservateur du Royaume-Uni, de 1970 à 1974


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