9 mai 1991

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Commémoration à Jarnac du 17e anniversaire du décès de François Mitterrand


Par Christophe Rosé | Annonce publiée le 7 janvier 2013

François Mitterrand à Jarnac le 6 mars 1995, à l’occasion de l’inauguration de l’Espace Culturel de l’Orangerie. Avec Maurice Voiron, Maire de Jarnac) et Danielle Mitterrand (DR/IFM)


A l’occasion de la commémoration du 17e anniversaire de la disparition de François Mitterrand, l’association Espace Culturel François Mitterrand, la ville de Jarnac et l’Institut François Mitterrand, vous convie le 8 janvier 2013 aux manifestations commémoratives organisées à Jarnac :

9h30 : Visite de la Maison Natale de François Mitterrand

11h00 : Commémoration et dépôt de gerbes au cimetière des Grand Maisons

Dans Mémoire à deux voix [1] – livre d’entretiens avec Elie Wiesel – François Mitterrand évoque Jarnac et sa maison natale :

« Elie Wiesel : Cette maison où vous êtes né, où vous avez grandi, qu’est - t’elle devenue ?

François Mitterrand : A la mort de mon père, nous en avons hérité en indivision. Or, je vous le rappelle, nous sommes huit frères et sœurs. Comme cela arrive souvent, chacun a compté sur l’autre pour s’en occuper, de sorte qu’au bout de quelques années nous avons constaté qu’elle risquait purement et simplement de finir abandonnée et de tomber en ruines. Alors nous avons décidé de céder cette maison à l’une de mes sœurs. Elle y habite une partie de l’année. Comme elle est assez démunie et que, d’une manière générale, nous avons peu de moyens matériels, tout est resté en l’état. Le décor est le même, et l’odeur de poussière, d’humidité, de salpêtre, de bois, de plâtre est la même, et les parfums du jardin également ; Proust l’a dit bien mieux que moi, mais par ces odeurs je retrouve des sensations puissantes. La maison vit encore, chargée de souvenirs intacts. Il y a la chambre où je suis né,...

...Quand j’y retourne, j’y retrouve ma maison telle qu’elle était. Ce sont les mêmes pièces, le même décor. Je crois qu’il existe peu d’endroits comme celui-ci, où les choses durent tandis que tout autour le monde se transforme si vite. ... »

[1Elie Wiesel, Mémoire à deux voix, Editions Odile Jacob, 1995


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