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Changer l’école pour changer la vie


Par Jean Battut | Publication | Annonce publiée le 5 mars 2012

L’institut François Mitterrand a le plaisir de signaler la publication aux éditions L’Harmattan du nouveau livre de Jean Battut, Changer l’école pour changer la vie. 1971-1981, François Mitterrand, la gauche et l’éducation.

Cet ouvrage montre comment les socialistes ont tâché de résoudre l’équation posée dès 1974 par François Mitterrand : « Pour changer la société faut-il changer l’école ? Ou devons-nous attendre que la société soit changée pour changer l’école ? Par quel bout commencer ? »

Témoin privilégié, Jean Battut souligne l’enthousiasme qui animait la démarche des militants socialistes après le congrès d’Epinay et offre un éclairage saisissant d’un sujet – celui de l’école – encore brûlant d’actualité à l’aube d’une nouvelle élection présidentielle.

Le vendredi 9 mars prochain, l’auteur présentera et dédicacera son ouvrage à l’espace l’Harmattan, situé 21 bis rue des Ecoles à Paris.


1971, le congrès d’Epinay, 1981, les présidentielles. Entre ces deux victoires de François Mitterrand s’élabore un projet d’éducation qui ambitionne de « changer l’école » pour « changer la vie ».

Dans un domaine où les communistes sont traditionnellement très investis, le combat est vif au sein du monde syndical enseignant, tenu alors majoritairement par la Fédération de l’éducation nationale (FEN), mais où la mouvance soutenue par le PCF pousse. François Mitterrand s’investit et fait de la FEN une alliée contre le PCF, contribuant ainsi à l’érosion de ce parti qui perd peu à peu son influence à mesure que l’on approche des présidentielles de 1981.

Dans cette décennie cruciale, l’auteur est l’un des acteurs de ce combat. Entre ses relations de confiance nouées dans la Nièvre avec François Mitterrand et sa place de responsable du syndicat nationale des instituteurs, il va jouer un rôle de médiateur à la croisée des mondes syndicaux et politiques. Il va également jouer un rôle d’agitateur d’idées comme animateur du mouvement Ecole et Socialisme, dans ce milieu traditionnel, pourtant traversé par la pensée de Mai 1968 encore vivace.

A mesure que la victoire de la gauche devient possible, la question laïque se révèle cruciale. L’auteur montre comment a été pensé « un grand service public d’éducation » par l’intégration de l’enseignement privé. Il dit l’impossibilité pour ce projet d’aboutir, véritable échec annoncé.

Pourtant, les avancées dans ces domaines se traduisent par de nombreuses initiatives qui vont inscrire de manière durable le changement dans l’école et dont certaines, comme le socle commun de connaissances et de compétences ou l’école fondamentale, voient aujourd’hui des formes d’aboutissement.

Cet ouvrage est la reconstruction d’une expérience militante, souvent atypique, à partir d’une étude de sources d’archives, dont certaines jusqu’alors inédites, de témoignages originaux, d’échanges privilégiés de l’auteur avec le candidat unique de la gauche, François Mitterrand.

Jean Battut, instituteur, secrétaire général de la section de la Nièvre du syndicat national des instituteurs de 1963 à 1969, fut secrétaire national de cette organisation de 1979 à 1981, chargé des affaires laïques. Il a été secrétaire général de la Fédération de la Nièvre du Nouveau Parti Socialiste de 1969 à 1971. Docteur en histoire, il est l’auteur de François Mitterrand, le Nivernais : 1946-1971, la conquête d’un fief.


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