Compte rendu et actes des colloques organisés par l’Institut

Parution au mois d’avril 2001 aux Editions Perrin du livre qui constitue les actes du colloque organisé les 14, 15 et 16 janvier 1999 par l’Institut François Mitterrand et le C.H.E.V.S. de Sciences-Po.
En mai et juin 1981, pour la première fois depuis vingt-trois ans, la gauche accède au pouvoir sous la Ve République. Pour la première fois également, elle est assurée de la durée puisqu’elle a conquis la présidence de la République avec François Mitterrand et que le Parti socialiste détient la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Or, les hommes qui s’emparent des leviers de commande n’ont pas pour seule ambition de gérer autrement la société française. Ils entendent en transformer en profondeur les structures, modifier radicalement les conditions d’existence des Français, remettre en cause les hiérarchies et les comportements, bref, " changer la vie " comme le proclame le programme du Parti socialiste.
C’est cette expérience inédite des années 1981-1984 que s’attachent à retracer les contributions du présent ouvrage. Leurs auteurs, historiens reconnus dans leur domaine de recherche, ont pu bénéficier de l’ouverture d’une partie des archives présidentielles et confronter leurs conclusions avec l’expérience des témoins et des acteurs importants de la période, lors du colloque organisé en janvier 1999 par le Centre d’Histoire de l’Europe du XXème siècle de la Fondation nationale des sciences politiques et l’Institut François Mitterrand. Loin de toute volonté de critique ou de justification, ils ont pu, grâce à ces sources exceptionnelles, évaluer les intentions, les contraintes et les difficultés, et tenter de dresser le bilan des multiples chantiers ouverts par les " acteurs du changement " dans l’ordre de l’économie, de la société, de la vie politique, des relations internationales ou de la culture.
François Mitterrand. Les années du changement 1981-1984, Perrin, 970 pages.
Prix librairie 27,29 €.
Actes du colloque organisé les 9 et 10 janvier 1997 à l’initiative de l’UNESCO et de l’Institut François Mitterrand.
« Le développement, ce n’est pas seulement la croissance économique, c’est le partage des connaissances, et, par là, l’accès de tous aux idéaux de justice et de liberté qui n’existent pas à l’état naturel, mais qu’il convient d’édifier par nos soins : construire malgré les tempêtes, construire le monde où l’espérance trouvera son terrain » !
François Mitterrand

Sous le haut patronage de Monsieur Jacques Chirac, Président de la République française, à l’occasion du premier anniversaire de la disparition de François Mitterrand en janvier 1997, l’UNESCO et l’Institut François Mitterrand organisent au siège de l’Organisation un colloque sur l’action internationale de l’ancien Président de la République Française et son apport à la paix et au développement.
Des grands témoins venant de toutes les régions du monde, racontent ce que fut, pendant cette période de l’histoire moderne, leur expérience personnelle de l’action menée avec le chef de l’état français. Ils évoquent le travail entrepris ou réalisé en commun avec le Président français, les enjeux bilatéraux et multilatéraux, ou bien encore révèlent des aspects peu connus des dossiers diplomatiques et des relations humaines qu’ils engendrent, apportant ainsi un éclairage plus personnel à la pratique des relations internationales pendant cette période. Les différents aspects de la politique étrangère de la France sous la présidence de François Mitterrand sont ainsi abordés.
Dans cet ouvrage, figure les témoignages de : Yasser Arafat, Jean-Bertrand Aristide, Louise Beaudoin , Jean-Louis Bianco , Tom Bishop , Serge Boidevaix , Boutros Boutros-Ghali , Algirdas Brazauskas , Edouard Chevardnadze , Blaise Compaore , Jacques Delors , Jean-Luc Domenach , Roland Dumas , Hans-Dietrich Genscher , Charles Hélou , Loïc Hennekinne , Erdal Inonu , Hisanori Isomura , Jean-Noël Jeanneney , Jeliou Jelev , Chedli Klibi , Miguel de la Madrid , Oskar Lafontaine , Alain Lancelot , Nelson Mandela , Federico Mayor , Thierry de Montbrial , Hosni Moubarak , Sam Nujoma , David Owen , Shimon Peres , Petre Roman , Mario Soares , Nicéphore Soglo , Ibrahim Souss , Habib Thiam , Iba der Thiam , Gaston Thorn , Hubert Védrine.
Actes du colloque organisé par le gouvernement du Sénégal et l’Institut François Mitterrand, à Dakar, les 11 et 12 février 1998.

« François Mitterrand était notre ami et il le restera à jamais. De 1950 à 1996, soit presque un demi siècle, il a su tisser des rapports privilégiés avec le continent qui, en retour, a pesé de tout son poids sur sa carrière politique. C’est en effet à partir de juillet 1950, sous la IVe République française, que René Pleven fit entrer François Mitterrand au gouvernement en lui confiant le département tant convoité du ministère de la France d’Outre-mer. Il avait trente-trois ans.
L’histoire a retenu que c’est grâce à l’action discrète de François Mitterrand que le gouvernement français fit lever, le 1er février 1950, l’interdiction qui frappait le RDA depuis les émeutes sanglantes qui eurent lieu à Treicheville, en février 1949. On sait également qu’il usa de son influence et de ses talents pour amener, en octobre 1950, les responsables du RDA à se désaparenter du Parti communiste français et à s’affilier à l’Union démocratique et sociale de la résistance (UDSR) qu’il dirigeait avec René Pleven. »
Synthèse du colloque organisé par l’Institut François Mitterrand les 14 et 15 octobre 2004.
« Dans la France des années 2000, l’exercice d’un mandat d’élu est, de l’aveu même de ceux qui en détiennent un, une affaire délicate et risquée. Mis en cause devant le juge pénal pour des fautes de service qui relèvent de la responsabilité administrative, talonnés par des groupes de pression dont certains se livrent aux délices de minorités agissantes, impuissants devant les capacités d’expertises des administrations, ignorés, sinon méprisés par de grandes entreprises au destin désormais mondial, l’élu national ou local est-il le figurant d’une pièce dont le ressort lui échappe ? C’est ce que beaucoup pensent à tort ou à raison, en particulier parmi les intéressés. Ont-ils raison ? Ont-ils tort ?
Au cours de deux journées de réflexion et d’échanges, les 14 et 15 octobre 2004, entre personnalités politiques, universitaires et médiatiques, l’Institut François Mitterrand a décider d’exposer les termes du débat et d’esquisser quelques réponses. »
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